L’Addor invite Frédérique Pressmann

mercredi 1er janvier 2014

Pour sa 21e soirée de discussion et d’écoute, l’Addor proposait une rencontre avec Frédérique Pressmann, auteure de documentaires pour la radio et le cinéma, le 3 juin 2013 à Paris (13e). Soirée présentée et animée par Alain Joubert.

Réalisatrice, enseignante, traductrice, Frédérique Pressmann a réalisé une cinquantaine de documentaires et créations sonores pour Arte Radio et France Culture, notamment New York Stories, Tramway numéro un, Bonne conduite, Retour à Montmélian

Elle a aussi réalisé deux films documentaires de création :

Un Cirque à New-York (2002). Depuis le début des années quatre-vingt-dix, Circus Amok sillonne la ville de New York tous les étés, entraîné par Jennifer Miller, femme extraordinaire… dotée d’une barbe. Drôle, provocateur et engagé, ce cirque offre des spectacles en plein air et gratuits à des publics populaires. En 1999, la tournée reçoit un accueil particulièrement fort car la ville est en guerre contre son maire, le célèbre Rudy Giuliani.

Le Monde en un jardin (2011), chronique d’une année au parc de Belleville, à Paris, où l’art d’un jardinier-philosophe invite la population de ce quartier très métissé à réinvestir l’espace public. L’occasion, peut-être, de réinventer ensemble un fonctionnement collectif plus harmonieux ?

L’Addor vous invitait lundi 3 juin 2013 aux Voûtes pour une soirée de discussion, de projections et d’écoutes autour de Frédérique Pressmann.

Vous pouvez réécouter ici l’enregistrement de cette soirée (durée 2h17), grâce au travail sonore d’Alain Joubert :


Le film Le Monde en un jardin sortira en salle le 22 janvier 2014, et est désormais disponible sur DVD. Pour en savoir plus : http://entre2prises.fr/index.php?/fiches-films/le-monde-en-un-jardin/


« Le fait de travailler la matière sonore, dans notre monde saturé d’images – et d’images animées avec son synchrone –, est une manière pour moi de retrouver une certaine fraîcheur. La privation d’images donne à percevoir, à imaginer davantage, à visualiser mieux par le seul canal de l’ouïe. Le moins engendre du plus. Et pourtant, dans mon travail de documentariste, il y a des fois où un désir de film s’impose. Je n’ai jamais d’hésitation : l’émergence d’une idée s’accompagne toujours de la conscience de la forme dans laquelle elle doit s’incarner – son seul ou, plus rarement, film.

Pourquoi certains sujets nécessitent-ils pour moi la présence de l’image ? À chaque aller-retour entre film et son seul, je dois me réajuster à la grammaire spécifique à chaque médium, ce qui n’est pas évident et prend un certain temps. Je crois que mon travail sur l’image m’aide à spatialiser le son seul. Mais qu’en est-il quand je reviens vers le film ? Comment aborder le travail sonore en présence de l’image, tellement plus raide et moins flexible que le son ? Comment trouver à celui-ci un rôle autre que secondaire au cinéma ? Et peut-il nous aider à sortir de la “tyrannie” du son synchrone ? »

Frédérique Pressmann


Photo : Sarah Balounaïck